Alain Orferit romancier français
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Livre Fledermaus


extrait gratuit du roman krampus au format pdf

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Le dossier Krampus  
Pour accompagner votre lecture, nous vous proposons de découvrir les coulisses de l'histoire, de partager différentes informations sur le roman. Ouvrez vite le dossier !



L'auteur nous en parle...

Krampus, suite de Fledermaus ?
Non. Il s'agit de deux romans différents. Comme l'annonce sans ambiguïté l'accroche retenue pour sa promotion, ce nouveau roman est un pur polar. Oubliés donc le fantastique sous-jacent de Fledermaus et les interrogations mémorielles de Zenobe Fareday pour faire place à la folie meurtrière et à la traque acharnée des coupables. Cependant l'envie d'écrire une telle histoire est née directement de la partie "policière" de Fledermaus.

On retrouve d'ailleurs le commissaire Luc Ybom.
Même si au bout du compte il est celui qui s'approche le plus de la vérité, il n'est qu'un personnage secondaire dans Fledermaus. Dans Krampus, il devient la vedette, omniprésente puisque c'est lui le narrateur.

Un personnage que vous aviez imaginé récurrent ?
En commençant l'écriture de Fledermaus, absolument pas. L'idée d'en faire le personnage principal de Krampus est née plus tard. D'autres policiers présents dans Fledermaus, Louise Praque ou son collègue allemand Kurt Hammster, auraient pu faire l'affaire. Cependant, il est vrai qu'Ybom - je ne parle pas seulement de son gabarit - s'est imposé de lui-même de façon assez évidente. Ce n'est probablement pas un hasard si l'honneur du mot de la fin lui revient dans Fledermaus. Je ne regrette pas d'avoir basé Krampus sur ce personnage. Il a, comme on dit, du potentiel.

Avez-vous travaillé différemment pour Krampus.
De façon plus linéaire et en éliminant beaucoup de choses en cours d'écriture pour concentrer l'histoire sur l'essentiel.
Fledermaus fonctionne sur plusieurs niveaux et comporte de nombreuses séquences imbriquées. On suit alternativement les parcours de plusieurs personnages et le roman joue avec la diversité et le morcellement des actions. Je dirais que l'idée était, en espérant ne pas le perde totalement, de créer pour le lecteur une impression de flou et de confusion apparente similaire à celle régnant dans le cerveau de Zenobe Fareday.
Dans Krampus au contraire l'action est unique et le déroulement chronologique normal. Le lecteur ne peut compter que sur le seul point de vue du commissaire pour suivre les développements de l'enquête. Le choix de faire d'Ybom le narrateur participe à cette construction. Plus simple, elle va de pair avec la brutalité des événements. je voulais que le lecteur ait la sensation d'être entrainé droit sur des rails de plus en plus vite pour prendre de plein fouet les rebondissements de l'histoire.

L'histoire est sombre et vous n'êtes pas tendre non plus avec Luc Ybom.
Polar oblige, serais-je tenté de dire… Effectivement, Luc Ybom morfle beaucoup. En 2001, rien ne lui aura été épargné. D'une certaine manière, il est lui aussi une victime, celle du sort qui semble s'acharner sur lui. Le hasard fait des ravages dans Krampus ! Mais dans Fledermaus, Zenobe Fareday était déjà particulièrement malmené. Nous venons de parler des différences entre les deux romans, parlons des points communs. Il y en a plusieurs.
La mort est déjà très présente dans Fledermaus. Dans les deux livres, on retrouve en toile de fond la manipulation. Dans le premier, celui qui tire les ficelles est le mystérieux Alchimiste, dans le second, c'est le tueur lui-même qui se joue des enquêteurs. On notera que Zenobe Fareday s'adresse lui aussi directement au lecteur, par le biais des mémos vocaux que son amnésie le contraint à enregistrer. Enfin, les deux histoires puisent leur source dans un passé également agité et trouble.

Vous êtes guidé par l'envie d'écrire une oeuvre cohérente.
Les futurs projets seront sensiblement différents, exploreront certainement d'autres thèmes et d'autres contextes, mais effectivement, pour reprendre une notion liée à univers qui m'est cher, celui de l'image, les couleurs des prochaines histoires resteront probablement dans la même gamme. J'aimerais en tout cas continuer à surprendre le lecteur et qu'en même temps il puisse dire, je l'espère comme un compliment : "c'est du Orferit"